Le passage de 2020 à 2021 à Bethel

Après un bon repas fraternel en petit comité, nous avons choisi de vivre une réunion de prière à la chapelle dans le respect des mesures de confinement. Tous les participants n’étaient pas des habitués de ce type de prière charismatique.

Suite à un chant en langues, nous avons reçu comme parole : « C’est moi qui vous ai choisis car vous êtes des pécheurs » !

Etonnant ! Généralement on choisit les gens d’après leurs compétences ou leurs charismes. C’est normal. Alors pourquoi nous ici à Bethel et sans doute ailleurs aussi ? J’imagine le dialogue suivant avec le Seigneur et nous.

« Je vous ai choisis car je veux vous former. »

Alors là, je comprends mieux. Le Seigneur promet de nous former pour que nous devenions compétents, en d’autres mots SAINTS. Oui, mais pas comme vous croyez ! Qu’est-ce à dire ?

« Je veux vous former pour ma miséricorde. Je suis Dieu-Père, père de miséricorde. Ma paternité s’exercera en mettant mon amour dans ta misère, comme pour la guérir en l’utilisant. »

Devons-nous cesser d’être pécheurs pour devenir enfin saints ?

Apparemment, tu n’as pas encore compris le plan d’amour du Père sur toi.

« Vous êtes pécheurs et vous le resterez jusqu’à votre mort. »

Moralement, on croit qu’on peut cesser d’être pécheur en ajustant de mieux en mieux nos comportements avec la conviction de grandir en sainteté ! Ce n’est pas juste ! Nul ne peut mériter le ciel par ses bonnes actions qui sont loin d’avoir la perfection divine. Constatons donc que si le Seigneur ne nous guérit pas du péché, nous sommes pécheurs. Mais aller jusqu’à dire qu’il se sert de nos péchés pour nous rendre saints, j’ai de la difficulté à comprendre.

Souvenez-vous de saint Paul et la fameuse écharde dans la chair que le Seigneur lui-même refuse de guérir en lui promettant une plus grande grâce que ce qu’il demande.

« Ma puissance te suffit. Elle se déploie dans ta faiblesse. »

Dieu me refuse la grâce de ne plus être pécheur car il me promet mieux.

« Chaque fois que tu tomberas, viens vers moi et je ferai avec toi une alliance nouvelle, non plus comme avant quand je t’ai donné mes commandements car tu n’as pas su les respecter, mais une alliance inscrite dans ton cœur. Elle t’attirera irrésistiblement vers moi. »

Jérémie, le prophète, avait annoncé cela plusieurs siècles avant la réalisation en Jésus (Jérémie 31, 31-34).

Rappelons-nous ce jeu de la catéchèse qui présente deux personnes attachées entre elles par une corde. Chaque fois qu’il y a dispute, la corde est coupée.

Mais lors de la réconciliation, on refait le nœud. Le meilleur n’est pas dans le nouveau nœud mais dans le fait que les personnes sont de moins en moins distantes l’une de l’autre. Cette image dit la méthode de Dieu pour nous rapprocher de lui. Il pardonne pour nous séduire et nous rapprocher de lui. Il nous détourne de nous-mêmes.

Nous ne sommes sauvés que par la communion avec Lui. « Qui peut être sauvé ? », demandent les Apôtres et Jésus de répondre : « Aux hommes, c’est impossible, mais à Dieu tout est possible ! »

Cesse d’aller vers Dieu en étant centré sur toi, ton indignité, ton incapacité, tes blessures, ton passé, tes manques de pardons pour Dieu, pour les autres, pour toi-même car cela il en a la connaissance parfaite. Va à lui avec sa parole à lui pour toi : « Tu es mon enfant bien-aimé ! Tu es ma brebis perdue, cherchée et retrouvée. Tu es un sarment de ma vigne. »

Va de l’avant, sans te retourner car il a déjà balayé ton passé. Il n’est plus vraiment utile ! Crois en lui car il croit déjà en toi, car il te voit déjà revêtu de sa grâce. Il sait que tu as besoin de sa toute-puissance pour grandir.


À la fin de la prière, l’abbé Capé a béni chacune des personnes présentes, et demandé une grâce personnelle pour un réfugié : 

Dieu parle au réfugié :

« Je sais que tu as fui ton pays qui t’a vu naître, tu es comme un apatride.
Tu es dans l’angoisse d’être expulsé.
Tu as même du ressentiment par rapport au pays qui hésite à t’accueillir.
Il y a de la colère en toi.
Aujourd’hui, je te donne la grâce de regarder ce pays comme le mien.
Je suis le Roi de toutes les nations !
Jamais je ne laisserai un de mes enfants qui se tourne vers moi avec confiance sans répondre à ses prières.
Aujourd’hui, tu es dans le pays que je te donne.
Repose-toi en moi et je te donnerai la confiance et la paix dans ton cœur. »

Abbé Michel Capé

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