Témoignages

Pourquoi j’ai rejoint Bethel 

Voilà 35 ans, je vivais en communauté dans un ancien couvent franciscain près d’Eupen. Paulette et Roland fréquentaient parfois nos temps d’échanges et de prières. Lorsqu’ils choisirent de tout quitter pour se lancer dans la réalisation de Béthel « la maison de Dieu », ce fut pour moi un grand questionnement pour le jeune adulte que j’étais émerveillé par le chemin de vie de François d’Assise.

Je continuai ma route, m’investissant dans le domaine des maisons de repos et les soins palliatifs, répondant à l’appel d’aller vers les personnes fragilisées en fin de vie ou en phase de désorientation.

« Ora et labora » était mon bonheur. Centré sur la communication avec les personnes en souffrance par le verbal et le non-verbal en offrant mon activité dans la prière.

Voici dix ans, on me proposa de prendre la direction de l’ASBL Emmanuel qui après avoir permis l’adoption d’environ 500 enfants porteurs d’un handicap physique ou intellectuel, désirait développer un foyer pour de jeunes adultes porteurs de déficiences intellectuelles.

De douze adultes accueillis, on passa progressivement à quarante aujourd’hui. En même temps, se créa la « Cité Notre Dame de la Vie » dont le but était de regrouper en son sein notamment : le service d’adoption et un foyer de vie, sous la protection de Marie. L’eucharistie hebdomadaire du jeudi et les temps de prières ou d’adoration nous permettant de fonder notre action sur l’Evangile.

Une des activités de la Cité Notre Dame de la Vie c’est l’organisation de conférences abordant le thème de la défense de la vie fragilisée de la conception jusqu’à la mort. Et c’est dans ce cadre que Cécile vint faire une conférence sur son parcours de foi et d’engagement qui l’avait mené à Béthel.

Les personnes présentes dont des membres du CA et du comité de soutien de notre ASBL furent touchés par le témoignage et décidèrent d’aider dans la mesure du possible le développement du projet. En ce qui me concerne, je ressentis un appel puissant à mettre mon expérience de gestionnaire chrétien au service de ce fantastique projet et c’est ainsi que tout naturellement, le conseil d’administration de l’ASBL EMMANUEL m’autorisa et m’encouragea à rejoindre le CA de Béthel.

Ainsi donc après 35 ans, ce projet de nouveau m’interpellait et me poussait à aller de l’avant !

Je crois en ce projet d’accueil de personnes fragilisées par la vie. Je crois qu’une vie communautaire centrée sur la prière et la nature peut guérir de nombreuses blessures et je désire humblement me mettre au service de cette réalisation. Si c’est la volonté de Dieu et je le crois, il nous donnera les grâces pour que Béthel vive !!!

Je crois aussi que des personnes sont en train d’être appelées à rejoindre ce lieu de vie et je m’en réjouis. Que l’« Esprit Saint » guide nos actes et nos pas !!!

 Jean PETINIOT

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Témoignage de notre aumônier

 

De la mort à la Vie!!

Je n’arrive pas vraiment à parler de ce qu’était ma vie avant d’être arrivé à Bethel.

Je dirai simplement que, après une période plus ou moins heureuse,  peu à peu, celle-ci était devenue  un enfer.

A travers des périodes sans Dieu,  miné par des événements douloureux qui finissaient par me tuer moralement et psychologiquement, seul dans mon appartement, entouré de bouteilles d’alcool, en vain, je cherchais une bouée de sauvetage.

Mais pour cette personne hautement sensitive que je suis, pour cet être qui, pour cette raison, ne supporte aucun bruit, aucune conversation banale ou superficielle, une démarche qui consiste à quitter sa famille, ses amis, sa demeure, n’était pas évidente.

Où aller?

Quel lieu serait susceptible de me reconstruire?

Un jour, je ne sais trop comment, mais sans doute poussé par l’Esprit Saint,  je me suis retrouvé devant la porte de Bethel .

J’étais loin d’être heureux mais cette phrase de la Bible qui nous dit:

« Le Seigneur est mon berger, je ne manquerai de rien »

a très vite commencé à m’habiter, à devenir concrètement une réalité.

A travers des journées rythmées par la prière, l’Eucharistie, les promenades en forêt et le travail essentiellement dans la cuisine qui est devenue pour moi un lieu de créativité ; à  travers la bienveillance de la responsable, des habitants et de ceux qui viennent dans cette maison de Dieu, les chaînes qui  avaient fait de moi un homme au caractère fermé autant que cassé commencent à se briser et ma foi devient chaque jour plus profonde.

Depuis que je suis ici, aucune tentation d’alcool n’a traversé mon esprit et la paix du Seigneur me comble de plus en plus.

Avec émotion et reconnaissance, j’aimerais du fond du coeur,  remercier Bethel qui, jour après jour, a sauvé ma vie de la mort!

Kris


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Témoignage d’Yves Dethier

foto Yves Dethier

 

Depuis mon enfance, j’ai toujours voulu apprendre pas mal de choses différentes.

Cela ne m’a jamais quitté et c’est grâce aux métiers que j’ai appris (que ce soit par une formation ou directement sur un lieu de travail), que je suis arrivé à Bethel ;  lieu où  on avait besoin de quelqu’un pour s’occuper des bâtiments et  du jardin via un poste APE.

Ce travail m’épanouit  totalement car  je peux  pratiquer ce que j’ai appris dans l’Amour de Dieu.

Aider ceux qui en ont besoin est primordial et ce, principalement  grâce au travail, grâce à Dieu ainsi qu’à  la permaculture qui nous nourrit physiquement, intellectuellement et surtout, spirituellement.

Aider ceux qui en ont besoin est primordial et ce, principalement  grâce au travail, grâce à Dieu ainsi qu’à  la permaculture qui nous nourrit physiquement, intellectuellement et surtout, spirituellement.

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Rendez-vous !

C’est par l’École de Prière du père Guy Borreman que j’ai entendu parler de la maison Béthel. On y cherchait un volontaire, on me racontait. À Burnontige. En Wallonie.

Il y a 8 ans déjà, j’ai dû fermer mon cabinet dentaire à cause d’une maladie. Dès le début, je me suis engagé dans le volontariat. Ça donne un sens, du travail, des rencontres ; le sens et les rencontres sont liées. Ce sont les rencontres qui aident le plus.

C’est le Christ qui m’a guidé, je me dis. Souvent je remercie le Bon Dieu de m’avoir mis sur ce chemin.

Pour mes rencontres, j’ai appris de Jan Van Ruysbroeck et ses oeuvres ; il est un mystique du Brabant, de l’époque médiévale. Des années 1300 déjà. Et pourtant si moderne et convaincant. Il m’a appris que croire est une chose simple ? Il faut le faire. C’est tout.

2016-06-08 - Béthel (7)

Maintenant je me promène dans la vie avec Dieu et quelques hommes. Je donne un coup de main. J’aide à la cuisine ou ailleurs. J’écoute les problèmes et je fais des recherches pour les résoudre.

À la maison Béthel, il y a une chapelle avec des vitraux qui racontent le combat de Jacob avec Dieu. La chapelle est devenue un endroit de combat et de paix et de repos. Un lieu agréable où j’exprime ma gratitude.

J’aime Béthel comme endroit de réconfort pour des hommes en détresse. Je prie pour nos bienfaiteurs.

Renaat De Schaepmeester

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Enfin l’avenir semble se dessiner positivement…

Autant vous le dire tout de suite, je ne serai pas long. À vrai dire, parler de moi n’est pas mon truc. Du sens de la vie, de l’existence de Dieu, de la vie éternelle ou des apparitions de la Vierge Marie je veux bien, mais de ma petite personne, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. Enfin, puisqu’on me l’a demandé, puisque certains semblent souhaiter avoir des nouvelles de « Gérard », voici tout de même quelques mots…

La première fois que j’ai pris la plume pour ce petit périodique, j’avais 33 jours d’abstinence d’alcool. Aujourd’hui, plus de 4 mois se sont écoulés sans ce breuvage qui finissait par bousiller mon existence. Pas de quoi en faire un plat, sinon pour vous dire que c’est entre autres dans la vie de prière que j’ai trouvé la force de ne plus y toucher. Finalement, qu’est-ce que la prière ? Une perte de temps ? Un monologue dans le vide ? Eh bien pensez cela si vous voulez ! Personnellement, je la vois plutôt comme un rendez-vous avec le ciel. Un petit rendez-vous, devrai-je dire. Car le grand rendez-vous aura lieu dès ma mort physique. Et ce jour-là, croyez-moi, sera prodigieusement celui d’une incroyable rencontre; de la découverte d’un monde éternel que mon esprit ne peut imaginer.

2016-06-08 - Béthel (9)

En attendant, j’essaye comme je le peux de m’unir à travers ma prière quotidienne, à Celui qui est notre seul bien : à Celui seul qui restera quand tout disparaîtra. En ce sens, comme en d’autres, mon séjour à Béthel m’aura aidé à avancer. Outre les bienfaits de la vie communautaire, la chapelle est ce lieu où nos relations humaines prennent une dimension céleste, où l’absence et la solitude, se voient peu à peu comblés par une silencieuse présence.

Bon, ce n’est pas tout ça mais j’arrête ici. Et de ta dépression, Gérard, tu ne vas pas nous en parler ? Non, pas le temps. D’ailleurs, elle est partie avec l’alcool. Enfin l’avenir semble se dessiner positivement. Par quel prodige ? Demandez à Dieu…

Gérard

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