Témoignages

Témoignage de mon séjour à Béthel

Je tiens à remercier avant tout la puissance divine et suprême, Dieu, notre Seigneur Jésus Christ, ainsi que la vierge Marie, qui m’ont fait grâce et m’ont accordé la miséricorde, la paix, la lumière dans ma vie au travers de ma foi en tant que chrétienne, ainsi que par l’intermédiaire des personnes que le Seigneur a mis sur mon chemin de guérison et de réconciliation avec moi-même, et avec les autres.

Merci à : MA FAMILLE, DR BOLDO, DR DESERT, DR PATRICIA PIRONT, CECILE, MIREILLE, YVES, JEAN-PIERRE, CHANTAL, DOMINIQUE, PHILIPPE, LA GRANDE FAMILLE DES AA.

  1. Avant Bethel

J’ai connu le centre de Bethel via mon médecin traitant qui était passé me voir car j’étais au plus mal. Ma vie n’avait plus de sens, j’étais dans « les ténèbres », cela veut dire que je voyais la mort, la souffrance, les traumatismes, la maladie dont je souffrais. Je voulais mettre fin à mon existence humaine. Je souffrais profondément et ma famille aussi.

Et lorsque mon médecin traitant m’a parlé de Bethel, cela a été une découverte et une révélation dans la résolution de mes problèmes.

  1. Mon arrivée au centre

Le lendemain de la visite du médecin traitant, le Dr Boldo, le fait d’entendre la voix de Cécile m’a réconfortée et nous avons fixé un rdv afin de se rencontrer. J’ai expliqué mon parcours chaotique et j’ai été prise d’affection pour elle.

Rien que d’avoir franchi la porte de Bethel, j’ai ressenti un apaisement, une paix intérieure et extérieure (car le lieu est reposant, calme et en contact avec la nature) et un réconfort. J’ai été très bien accueillie, sans jugement.

  1. Durant mon séjour

A Bethel, j’ai des journées bien remplies avec :

  • Les temps de prière et d’adoration pour le Seigneur, ce qui fortifie ma foi et ma spiritualité, dans mon processus de guérison.
  • Les moments d’activités comme la cuisine, le jardinage, le nettoyage, et j’ai eu une nouvelle passion pour la composition des fleurs, qui m’aide à me concentrer, à me détendre et quelle merveille d’être en contact avec la nature et en faire de belles choses !!!! Aussi bien à travers le potager, le ramassage des feuilles, et des branches.
  • J’aime le contact humain avec les résidents de Bethel : les fous rires, les discussions entre nous, il y a une entraide, une fraternité, une solidarité que j’ai énormément appréciée. J’ai fait des rencontres humaines extraordinaires, que je n’oublierai pas, via les groupes de prières, les conférences, et même au sein du centre.

En résumé, mon séjour à Bethel a été une révélation pour moi. Je me suis réconciliée avec Dieu et avec moi-même, j’apprends et j’apporte beaucoup de choses notamment à travers les échanges humains, que dans le cheminement de ma découverte avec moi-même.

Fallone

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Bethel, Maison de Dieu…

Maison de Dieu qui m’a accueillie quelques jours lorsque, en grand désarroi et questionnement, j’y suis venue m’y poser et y refaire mes forces.

Quelle joie, quelle paix émanent de ce lieu béni !

Actuellement, Bethel est devenu pour moi un lieu de grandes grâces pour ma vie spirituelle.

En entrant dans un cheminement avec le groupe des Sentinelles, le Seigneur me guide, m’aide à m’accueillir en tant que femme selon son cœur, selon ce qu’Il désire de meilleur pour moi. Un chemin de conversion qui m’entraîne là où Il veut que je sois, sous son regard, mais surtout qui me fait découvrir, avec l’aide de Marie, ma juste place en tant que femme.

Découvrir également, à travers tout ce cheminement de pardons donnés, de réconciliation, de guérison, la grâce de porter et d’offrir le monde dans l’Invisible.

Bethel… Source de beaucoup de vitamines spirituelles grâce à la joie et au dynamisme de Rosa lors des jeudis de prière… Une grande bouffée d’oxygène !

Bethel… Source de vitamines spirituelles grâce à la présence aimante de Cécile pour tous ceux qui y sont accueillis avec écoute, respect et bienveillance.

Bethel… Source de vitamines spirituelles grâce à la présence de notre aumônier Michel Capé, riche en enseignements profonds, en accompagnement et avec beaucoup de Miséricorde.

Bethel, source de grandes grâces, au cœur du monde, dans une grande simplicité de cœur, dans un esprit familial à la rencontre de la personne pour la remettre debout !

Rendons grâce au Seigneur et à la présence toute humble de Marie, de saint Joseph et de Marie-Madeleine pour cette oasis de Paix !

Danielle Duchêne

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Pourquoi j’ai rejoint Bethel 

Voilà 35 ans, je vivais en communauté dans un ancien couvent franciscain près d’Eupen. Paulette et Roland fréquentaient parfois nos temps d’échanges et de prières. Lorsqu’ils choisirent de tout quitter pour se lancer dans la réalisation de Béthel « la maison de Dieu », ce fut pour moi un grand questionnement pour le jeune adulte que j’étais émerveillé par le chemin de vie de François d’Assise.

Je continuai ma route, m’investissant dans le domaine des maisons de repos et les soins palliatifs, répondant à l’appel d’aller vers les personnes fragilisées en fin de vie ou en phase de désorientation.

« Ora et labora » était mon bonheur. Centré sur la communication avec les personnes en souffrance par le verbal et le non-verbal en offrant mon activité dans la prière.

Voici dix ans, on me proposa de prendre la direction de l’ASBL Emmanuel qui après avoir permis l’adoption d’environ 500 enfants porteurs d’un handicap physique ou intellectuel, désirait développer un foyer pour de jeunes adultes porteurs de déficiences intellectuelles.

De douze adultes accueillis, on passa progressivement à quarante aujourd’hui. En même temps, se créa la « Cité Notre-Dame de la Vie » dont le but était de regrouper en son sein notamment : le service d’adoption et un foyer de vie, sous la protection de Marie. L’eucharistie hebdomadaire du jeudi et les temps de prières ou d’adoration nous permettant de fonder notre action sur l’Evangile.

Une des activités de la Cité Notre-Dame de la Vie c’est l’organisation de conférences abordant le thème de la défense de la vie fragilisée de la conception jusqu’à la mort. Et c’est dans ce cadre que Cécile vint faire une conférence sur son parcours de foi et d’engagement qui l’avait mené à Béthel.

Les personnes présentes dont des membres du CA et du comité de soutien de notre ASBL furent touchés par le témoignage et décidèrent d’aider dans la mesure du possible le développement du projet. En ce qui me concerne, je ressentis un appel puissant à mettre mon expérience de gestionnaire chrétien au service de ce fantastique projet et c’est ainsi que tout naturellement, le conseil d’administration de l’ASBL EMMANUEL m’autorisa et m’encouragea à rejoindre le CA de Béthel.

Ainsi donc après 35 ans, ce projet de nouveau m’interpellait et me poussait à aller de l’avant !

Je crois en ce projet d’accueil de personnes fragilisées par la vie. Je crois qu’une vie communautaire centrée sur la prière et la nature peut guérir de nombreuses blessures et je désire humblement me mettre au service de cette réalisation. Si c’est la volonté de Dieu et je le crois, il nous donnera les grâces pour que Béthel vive !!!

Je crois aussi que des personnes sont en train d’être appelées à rejoindre ce lieu de vie et je m’en réjouis. Que l’« Esprit Saint » guide nos actes et nos pas !!!

 Jean PETINIOT

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Témoignage d’Yves Dethier

foto Yves Dethier

 

Depuis mon enfance, j’ai toujours voulu apprendre pas mal de choses différentes.

Cela ne m’a jamais quitté et c’est grâce aux métiers que j’ai appris (que ce soit par une formation ou directement sur un lieu de travail), que je suis arrivé à Bethel ;  lieu où  on avait besoin de quelqu’un pour s’occuper des bâtiments et  du jardin via un poste APE.

Ce travail m’épanouit  totalement car  je peux  pratiquer ce que j’ai appris dans l’Amour de Dieu.

Aider ceux qui en ont besoin est primordial et ce, principalement  grâce au travail, grâce à Dieu ainsi qu’à  la permaculture qui nous nourrit physiquement, intellectuellement et surtout, spirituellement.

Aider ceux qui en ont besoin est primordial et ce, principalement  grâce au travail, grâce à Dieu ainsi qu’à  la permaculture qui nous nourrit physiquement, intellectuellement et surtout, spirituellement.

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De la Guinée à la Belgique, voici mon histoire…!

Témoignage d’un nouveau fils de Dieu, Raoul-Kaba

Je suis né à Conakry, en Guinée le 13 février 1992. Persécuté suite à ma conversion à la religion catholique, j’ai fui mon pays. Un long périple, m’a fait traverser de nombreuses contrées et épreuves pour me retrouver après deux longues années en Belgique, mon pays d’accueil.

Dans la plus pure tradition, j’ai grandi et vécu toute ma jeunesse dans une tribu de confession musulmane. De père musulman, mais de mère catholique.

Par mon courage et ma détermination au travail, j’ai rejoint l’entreprise familiale. Mon Papa, appréciant ces qualités m’a confié, au fil du temps, de plus en plus de responsabilités alors que j’étais le cadet. Au décès de mon Papa en 2015, mes demi-frères ont repris en main l’affaire et m’ont écarté. Je me suis retrouvé sans rien! Désemparé, je me suis tourné vers la prière. Alors que je fréquentais de plus en plus assidûment la mosquée, un vide se créait en moi par l’absence de réconfort. En songe, par trois fois, il m’a été dit de suivre le chemin de foi de ma Maman. Hésitant, j’ai pris contact avec le curé de la paroisse maternelle, et je l’ai interrogé sur cette religion dont je ne savais que ce que j’en avais vu.

La confiance en lui s’établissant, j’ai parlé de mon rêve et le curé fut convaincu de mon appel par Jésus Christ; Il m’a invité dans son église. C’était le 16 octobre 2016. Et ça été “la” révélation! La voie de la conversion. J’ai été chaleureusement accueilli par une équipe rapidement constituée et bien organisée pour m’accompagner efficacement dans ma formation et mon cheminement dans la foi catholique en vue du baptême.

Toutefois, ce choix a été lourd de conséquences. D’abord ma femme ne l’a pas accepté et m’a quitté; et les harcèlements ont débuté, ensuite les persécutions. L’exil était devenu inévitable. Accueilli, en Belgique par la Croix-Rouge j’ai poursuivi mon chemin, grâce entre autre à Bethel, que je remercie pour le soutien qu’elle m’a offert au travers de l’accueil, le travail et la prière, vers le baptême qui a eu lieu en l’Eglise d’Harzé le 26 juillet 2020. Ici, aujourd’hui, on m’appelle Raoul Kaba, Raoul inspiré du prénom de mon parrain.

C’est le commencement d’une nouvelle vie… Une re-naissance! J’ai décidé d’orienter ma vie vers Dieu. Les luttes sont là. La Bible m’a appris que nous avons un adversaire, le diable, qui connaît nos faiblesses et veut nous faire tomber. Parfois, il m’arrive de douter; je pense alors replonger dans de nouveaux abîmes, mais le Seigneur m’aide toujours dans sa bonté à tenir ferme, à ne pas me laisser perturber par ces distractions perverses. La bataille se joue dans mes pensées : je comprends maintenant que je ne suis plus seul pour faire face à mes adversaires.

Les mots “angoisse, peur de la mort…” sont en train d’être remplacés peu à peu par d’autres comme “joie, amour, paix…” avec l’aide de Dieu et de mes nouveaux frères et sœurs.

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Rendez-vous !

C’est par l’École de Prière du père Guy Borreman que j’ai entendu parler de la maison Béthel. On y cherchait un volontaire, on me racontait. À Burnontige. En Wallonie.

Il y a 8 ans déjà, j’ai dû fermer mon cabinet dentaire à cause d’une maladie. Dès le début, je me suis engagé dans le volontariat. Ça donne un sens, du travail, des rencontres ; le sens et les rencontres sont liées. Ce sont les rencontres qui aident le plus.

C’est le Christ qui m’a guidé, je me dis. Souvent je remercie le Bon Dieu de m’avoir mis sur ce chemin.

Pour mes rencontres, j’ai appris de Jan Van Ruysbroeck et ses oeuvres ; il est un mystique du Brabant, de l’époque médiévale. Des années 1300 déjà. Et pourtant si moderne et convaincant. Il m’a appris que croire est une chose simple ? Il faut le faire. C’est tout.

2016-06-08 - Béthel (7)

Maintenant je me promène dans la vie avec Dieu et quelques hommes. Je donne un coup de main. J’aide à la cuisine ou ailleurs. J’écoute les problèmes et je fais des recherches pour les résoudre.

À la maison Béthel, il y a une chapelle avec des vitraux qui racontent le combat de Jacob avec Dieu. La chapelle est devenue un endroit de combat et de paix et de repos. Un lieu agréable où j’exprime ma gratitude.

J’aime Béthel comme endroit de réconfort pour des hommes en détresse. Je prie pour nos bienfaiteurs.

Renaat De Schaepmeester

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Enfin l’avenir semble se dessiner positivement…

Autant vous le dire tout de suite, je ne serai pas long. À vrai dire, parler de moi n’est pas mon truc. Du sens de la vie, de l’existence de Dieu, de la vie éternelle ou des apparitions de la Vierge Marie je veux bien, mais de ma petite personne, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. Enfin, puisqu’on me l’a demandé, puisque certains semblent souhaiter avoir des nouvelles de « Gérard », voici tout de même quelques mots…

La première fois que j’ai pris la plume pour ce petit périodique, j’avais 33 jours d’abstinence d’alcool. Aujourd’hui, plus de 4 mois se sont écoulés sans ce breuvage qui finissait par bousiller mon existence. Pas de quoi en faire un plat, sinon pour vous dire que c’est entre autres dans la vie de prière que j’ai trouvé la force de ne plus y toucher. Finalement, qu’est-ce que la prière ? Une perte de temps ? Un monologue dans le vide ? Eh bien pensez cela si vous voulez ! Personnellement, je la vois plutôt comme un rendez-vous avec le ciel. Un petit rendez-vous, devrai-je dire. Car le grand rendez-vous aura lieu dès ma mort physique. Et ce jour-là, croyez-moi, sera prodigieusement celui d’une incroyable rencontre; de la découverte d’un monde éternel que mon esprit ne peut imaginer.

2016-06-08 - Béthel (9)

En attendant, j’essaye comme je le peux de m’unir à travers ma prière quotidienne, à Celui qui est notre seul bien : à Celui seul qui restera quand tout disparaîtra. En ce sens, comme en d’autres, mon séjour à Béthel m’aura aidé à avancer. Outre les bienfaits de la vie communautaire, la chapelle est ce lieu où nos relations humaines prennent une dimension céleste, où l’absence et la solitude, se voient peu à peu comblés par une silencieuse présence.

Bon, ce n’est pas tout ça mais j’arrête ici. Et de ta dépression, Gérard, tu ne vas pas nous en parler ? Non, pas le temps. D’ailleurs, elle est partie avec l’alcool. Enfin l’avenir semble se dessiner positivement. Par quel prodige ? Demandez à Dieu…

Gérard

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