Revue Bethel n°122 mars 2020

Bethel 122

Notre aumônier, l’abbé Michel Capé, vous parle…

Étant donné que la journée du 26 mars
ne pourra pas avoir lieu,
l’aumônier de Béthel, l’abbé Michel Capé,
vous envoie cette réflexion !

Pandémie : « Ce n’est jamais arrivé ! »
Ou le « Temps nouveau de la miséricorde » ?

Que de fois cette réflexion a été dite par monsieur et madame « tout le monde »: Que se passe-t-il donc ?

Après une période d’inquiétude où le simple mot ‘Coronavirus’ agaçait car il dérangeait nos habitudes, nos projets, voici venu le temps de la conscientisation.

Désormais cela concerne chacun sans exception.

Qu’on le veuille ou non, chacun doit assumer sa part de responsabilité.

L’inconscience devient coupable. Tous peuvent être vecteurs de cet ennemi invisible qu’il convient de connaître pour pouvoir le combattre et l’annihiler.

N’est-ce pas une image adéquate ou une parabole de la guerre que nous sommes appelés à mener contre le mal ? Autrement dit, le combat spirituel que chacun doit maintenant mener pour survivre ?

Certes, ce combat n’est pas que le nôtre. Quel est l’ennemi à démasquer ?

Observons ce qui est en train de se passer.

L’égoïsme ambiant doit faire place à une solidarité.

On parle d’aider des personnes précarisées, les personnes seules avec enfants, les familles monoparentales…

Certains, tout le personnel soignant sont prêts à mettre leur propre vie en danger, en priorité les médecins de famille et leurs auxiliaires pour enrayer la pandémie.

N’oublions pas qu’en Chine, 20% d’entre eux ont été infectés avant, pour beaucoup, d’en guérir.

Heureusement, il y a de l’héroïsme et même de l’humanité profonde.

Alors qu’on réglemente les relations humaines au point d’y introduire des distances à respecter. Par prudence, de nouveaux liens se créent, beaucoup plus essentiels et plus vrais.

Que se passe-t-il sinon un chemin pour redécouvrir l’humain, l’amitié, la proximité ?

Tous pensent-ils comme ça ?

Il en est comme au temps de Noé. Certains comprendront les signes. Il s’agit de la purification de la création qui allait à sa perte à cause de la perversité humaine.

C’est pour un mieux !

D’autres seront contrariés et chercheront par tous les moyens à continuer à vivre comme avant.

Aveuglés, emportés par leurs passions et leur crainte de changer.

Si le coronavirus nous racontait aussi la volonté de Dieu de sauver la création par un temps d’épreuves où Il laissera à tout homme la possibilité de revenir à un amour plus vrai, plus profond, plus universel.

C’est une pandémie où toutes les nations sont touchées… pour être guéries.

Dieu ne peut créer du mal
puisqu’il est Amour.
Il l’utilise pour faire de nos misères un chemin d’Amour.
C’est le temps de la miséricorde,
le temps de Marie, mère de la miséricorde !

Abbé Michel Capé
Aumônier de Bethel

Revue Bethel n°121 décembre 2019

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